Les sujets à risque de complications et les personnels de santé et médico-sociaux au contact avec les grippés sont les seuls à devoir être vaccinés contre A(H1N1)v, estiment désormais les experts.

DANS UN AVIS « relatif à la pertinence de la poursuite de la campagne de vaccination contre la grippe pandémique A(H1N1)v », le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) revoit sa copie. Il « rappelle que toute personne qui le souhaite doit pouvoir être vaccinée », mais il ne recommande plus la poursuite de la campagne vaccinale que pour deux groupes de population :

– les personnes estimées à risque de complications lors de l’infection, quel que soit leur âge ;

– les personnels de santé et médico-sociaux les plus exposés au risque d’infection grippale et amenés à avoir des contacts fréquents et étroits avec des personnes grippées ou à risque de complication.

Cette révision stratégique prend en compte l’analyse des différents paramètres, tant épidémiologiques que vaccinaux : l’hypothèse de la survenue d’une ou de plusieurs autres vagues pandémiques semble « peu probable » aux experts du HCSP, compte tenu de l’épidémiologie de la grippe A(H1N1)v et de l’absence de variations génétiques ou antigéniques significatives identifiées à ce jour sur les souches analysées.

19-30 % de personnes immunisées.

Certes, note l’avis, le bilan de la campagne de vaccination pandémique montre « l’insuffisance de la couverture obtenue », avec 5,75 millions de sujets vaccinés, soit 9 % de la population française (chiffres au 18 janvier). Mais la proportion des personnes immunisées doit être corrigée en intégrant les personnes qui ont présenté une forme clinique asymptomatique et des sujets bénéficiant d’une pré-immunité. On estime alors entre 12 et 18 millions, soit entre 19 et 30 %, les personnes protégées aujourd’hui.

Le HCSP ne remet pas en cause l’effet protecteur du vaccin, ni sa balance bénéfice-risque et il constate que le risque individuel persiste avec la circulation du virus. Il rappelle que 257 cas graves (20 %) et 42 décès (15 %) sont survenus chez des personnes qui ne présentaient pas de facteurs de risque.

Sont considérés comme exposés à des risques de complication les nourrissons de moins de 2 ans présentant des pathologies broncho-pulmonaires et des cardiopathies, les enfants et adolescents (jusqu’à 18 ans) qui reçoivent un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique, les femmes enceintes, en particulier à partir du deuxième trimestre de grossesse, les personnes, quel que soit leur âge, qui présentent des affections broncho-pulmonaires, cardiopathies, néphropathies, maladies métaboliques, immunodéprimées (y compris les transplantés).

Enfin, le Haut Conseil s’abstient de toute recommandation sur la stratégie vaccinale de l’hiver 2010-2011, dans l’attente des données nécessaires.

CHRISTIAN DELAHAYE

Quotimed.com, le 08/02/201

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