A 2 jours de la Journée mondiale du rein, Le Figaro remarque que « les greffes de rein font souvent peur aux patients atteints d’insuffisance rénale, mais en termes de qualité de vie et de survie et aussi d’économies, elles sont nettement supérieures à la dialyse ».

Le journal note ainsi qu’« en 2007, la Cnam a dépensé 4 milliards d’euros pour l’insuffisance rénale, 82% pour les dialyses et 18% pour les greffes », puis relate deux enquêtes parues dans le BEH, qui « mettent en évidence la supériorité des greffes en termes de qualité de vie ».

Serge Briançon et son équipe de l’Ecole de santé publique, à Nancy, concluent que « quel que soit le paramètre mesuré (état physique, douleur, santé mentale, vitalité…), la qualité de vie des greffés est supérieure à celle des dialysés ».

Le Figaro remarque en outre que « la fréquence respective [des deux] traitements apparaît variable sur le territoire C’est dans les régions PACA, Languedoc-Roussillon et dans le Nord-Pas-de-Calais que le taux de dialyses est le plus élevé, alors que la prévalence des greffes est plus importante en Ile-de-France, dans les pays de la Loire, en Rhône-Alpes et en Lorraine ».

Serge Briançon avance un motif « culturel » (« Souvent, les équipes n’ont pas envie de changer leurs habitudes »), mais également « économique » (« Le plus payant, pour les hôpitaux, c’est de faire de la dialyse à l’hôpital »).

Le Figaro précise que « le plus difficile est surtout de changer les mentalités pour favoriser la greffe entre vivants ». Denis Glotz, chef du service néphrologie et transplantation à l’hôpital Saint-Louis (Paris), observe que « depuis 1958, la France est pionnière en matière de prélèvements sur cadavres. Du coup, certains médecins sont très réticents à prélever des reins chez des donneurs vivants ».

Le quotidien note enfin que « pour la première fois depuis 10 ans, les prélèvements de reins en France ont baissé l’an dernier ».

Libération se penche aussi sur ces études parues dans le BEH. Le journal cite Maurice Laville (InVS, Lyon), qui note que « la proportion de patients traités par méthodes autonomes, à domicile et hors centre, décroît régulièrement depuis plusieurs années ».

Le quotidien ajoute que « de très fortes disparités régionales existent. […] Comme souvent en médecine, une logique de structure impose ses pratiques. Les gros centres de dialyses veulent rentabiliser leur fonctionnement ».

Date de publication : 09-03-2010 sur http://www.mediscoop.net

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