Les Echos rend compte du rapport sur la médecine de proximité établi par l’ancienne ministre de la Santé Elisabeth Hubert. « Réforme des études, partage d’activité, regroupement dans des maisons de santé… l’auteur souligne qu’il faut agir vite car «les fondements même de l’égalité républicaine sont attaqués : beaucoup plus sûrement que la suppression d’un service de chirurgie moribond sur un territoire, la disparition de cabinets de généraliste met en danger la santé des populations et signe l’avènement d’une médecine inégalitaire» », note le journal.

Les Echos indique que « parmi les solutions avancées figure en bonne place la refonte de la rémunération, «obsolète» car axée sur le tarif de la consultation. Elisabeth Hubert préconise un «éventail de 4 ou 5 tarifications» selon la complexité de l’acte ».

L’auteure du rapport écrit que « les valeurs pourraient aisément s’échelonner d’un demi-C actuel [11 €, NDLR] à 60 ou 70 € pour une consultation longue et difficile. Un tel système permettrait de sortir du débat récurrent de l’insuffisance de rémunération de certains actes ».

Le quotidien remarque que « l’assurance-maladie y réfléchit depuis des années, mais c’est un casse-tête en pratique ».

« Face aux risques de dérapages, le rapport souligne que la CNAM, qui dispose du profil des médecins, pourrait s’assurer qu’ils n’abusent pas de la nouvelle grille. L’objectif est que les généralistes fassent moins d’actes et se recentrent sur les soins importants », poursuit le journal.

Les Echos retient une « autre proposition : instaurer un forfait pour les prises en charge lourdes et coordonnées. Cette rémunération (par patients) ne serait pas attribuée au médecin mais à une maison de santé pluridisciplinaire ».

Le journal remarque en outre qu’« Elisabeth Hubert appelle à une mesure «urgente» pour les déserts médicaux : faire de l’offre médicale dans ces zones (toujours à définir) une «mission de service public» qui impliquerait une rémunération fixe «conséquente» venant s’ajouter aux honoraires, avec un minimum garanti par vacation. Le tout dans des locaux mis à disposition par les communes et sur la base du volontariat ».

Le quotidien précise que le texte « écarte toute mesure coercitive, estimant que «les incitations ont été jusqu’à ce jour trop éparses, mal ciblées et peu connues pour qu’il en soit déduit un échec» ».

Les Echos conclut toutefois que « ces mesures n’ont fait l’objet d’aucune évaluation financière. […] Au vu du déficit de l’assurance-maladie, [leur faisabilité] s’annonce faible ».

Date de publication : 26-11-2010

Source: Mediscoop

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