Le Parisien, Libération, La Croix, L’Humanité
Le Parisien note en effet que cet antidiabétique « utilisé aussi pour maigrir […] commence à sérieusement incommoder le monde politique ». Le journal cite le Pr Bernard Debré, qui « s’est insurgé hier » et a déclaré qu’« ignorer, pour un politique, c’est une faute. Un ministre doit être responsable de son administration ».
Le quotidien indique que le député UMP « assure vouloir «n’accuser» ni «ne stigmatiser personne», ministres de gauche ou de droite qui étaient en place durant la longue carrière du Mediator ».
« Au moins qu’ils disent : Oui, j’étais au courant ou Oui, c’est une faute de ma part de ne pas avoir été au courant »,
a ajouté Bernard Debré.
Le Parisien constate que « le scandale sanitaire devient tel que tout le monde réclame désormais la transparence, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, en tête ».
La Croix revient également sur ce médicament « prescrit bien facilement ».
Le journal note que cette affaire « pose clairement le problème des prescriptions en dehors de l’autorisation de mise sur le marché ».
« Pour être délivré en France, un médicament doit bénéficier d’une AMM, délivrée par les autorités sanitaires, pour une ou plusieurs indications thérapeutiques précises, que tout médecin se doit de respecter. Mais un praticien a tout à fait le droit de prescrire en dehors des indications de l’AMM »,
rappelle le quotidien.


La Croix explique ainsi qu’« il peut arriver, au fil du temps, qu’on découvre une indication nouvelle chez un médicament déjà sur le marché. […] Dans ce cas, le fabricant du médicament peut faire une demande d’extension d’AMM. Mais cette procédure peut durer plusieurs années. En attendant, dans l’intérêt du patient, le médecin peut prescrire en dehors de l’AMM ».
Le Dr André Desueur, président de la section exercice professionnel au Conseil de l’Ordre des médecins, précise toutefois qu’« il faut qu’il y ait un certain consensus scientifique sur cette nouvelle indication. Car en prescrivant hors-AMM, le médecin engage pleinement sa responsabilité ».
La Croix relève que « de nombreux patients non diabétiques le disent aujourd’hui : il était relativement facile d’obtenir une prescription de Mediator aussi bien chez un généraliste que chez un endocrinologue ».
L’Humanité retient pour sa part que « les conflits d’intérêts [sont] sur la sellette », estimant que « la «transparence» réclamée par Xavier Bertrand pour canaliser l’affaire ne peut suffire à enrayer les collusions entre industrie pharmaceutique et autorités sanitaires ».
Et Libération livre les propos de Bernard Bégaud, professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux, qui déclare que « le maintien du Mediator relevait de l’anomalie ».

Source: Mediscoop.fr


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Commentaires sur: "« Le Mediator embarrasse les politiques »" (2)

  1. miloc1167 a dit:

    C’est bien tous articles de journaux !! Mais je voudrai une adresse d’une association pour pouvoir se regrouper afin de pouvoir porter pleinte avec plus d’efficacité.

  2. Michel COULOMB a dit:

    Comme j’ai eu l’occasion de le publier, j’invite toutes les personnes qui souhaiteraient se renseigner ou/et engager une action sur la prise du Médiator de vous rapprocher de l’association Française des Diabétiques (AFD): http://www.afd.asso.fr/

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