Le Figaro

Martine Lochouarn observe dans le cahier santé du Figaro que « favorisée par l’épidémie d’obésité, [l’hypertension artérielle] reste encore trop souvent le «tueur silencieux» des accidents cardiovasculaires ».
Le Pr Xavier Girerd, cardiologue (CHU Pitié-Salpêtrière, Paris), remarque en effet que « sur 15 millions d’hypertendus connus [en France], 12 sont traités par des médicaments, mais la pression artérielle n’est contrôlée que chez la moitié. Et un hypertendu sur deux ne connaît pas son état ».
Martine Lochouarn note donc que « la marge de progrès est forte », et rappelle notamment que « l’HTA se manifeste seulement lorsqu’elle est déjà sévère. […] Dans 5 à 10% des cas, surtout chez les sujets jeunes, l’HTA peut être la conséquence d’une autre maladie – rétrécissement de l’artère rénale, phéochromocytome, maladie de Cushing ou hyperaldostéronisme – qu’il suffit de traiter pour revenir à la normale ».
« Mais 90% des hypertensions, dont l’incidence s’accroît avec l’âge, ne résultent que de facteurs environnementaux et génétiques »,
poursuit la journaliste.
Le Pr Xavier Jeunemaître, spécialiste de génétique cardiovasculaire (HEGP, Paris et Inserm U970), indique que « des études familiales ont montré que la pression artérielle dépend pour environ 30% de l’hérédité. Mais les récentes études du génome entier de dizaines de milliers de sujets n’ont pas permis d’identifier des gènes prédisposant fortement à l’hypertension ».
De son côté, le Pr Stéphane Laurent, cardiologue (HEGP, Paris et Inserm U970), précise que « l’obésité est probablement un des facteurs aggravants de l’hypertension artérielle qui progresse le plus vite ».
Martine Lochouarn explique que « dans tous les cas, un changement des habitudes de vie est nécessaire pour perdre du poids, reprendre une activité physique, réduire sa consommation de sel ».
« Quand le risque cardiovasculaire est faible, ces mesures hygiéno-diététiques peuvent suffire à normaliser la tension, surtout chez les plus jeunes. Si ce risque est moyen ou élevé, voire très élevé comme après un infarctus, le recours à vie aux médicaments devient indispensable »
, ajoute la journaliste.
Martine Lochouarn se penche en outre sur la « palette de prises en charge, des médicaments sur mesure à la chirurgie », observant que « 45% des hypertendus sont sous traitement médicamenteux », ou notant que « malgré un diagnostic facile, malgré quelque 500 spécialités ciblant l’hypertension, il reste beaucoup de progrès à faire. Certains viendront d’une meilleure détection des patients à risque ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet

Source mediscoop.fr

 

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