Une nouvelle étude apporte une réponse convaincante à cette délicate question qui sous-tend le débat sur le système de santé américain.

AVEC L’ADOPTION, l’année dernière, de l’«Affordable Care Act» (loi américaine sur les soins abordables, NDLT), l’Administration Obama a promis de fournir une couverture sociale à tous les Américains, y compris les pauvres et les personnes les moins susceptibles d’être couvertes par le système actuel. Parmi les nombreuses dispositions de la loi figurait la garantie d’une couverture Medicaid pour les personnes à faible revenu non assurées.

Comme pour beaucoup d’autres aspects de cette loi, la décision de fournir une assurance-santé aux Américains pauvres est un saut dans l’inconnu. Dans quelle mesure auront-ils recours aux soins de santé plus souvent, quel en sera le coût et quels en seront les bénéfices? L’extension du programme Medicaid permettra-t-elle aux Américains d’être en meilleure santé? Ou ne fera-t-elle qu’augmenter la consommation de soins de santé, sans effet positif apparent? Améliorera-t-elle au moins l’accès aux soins de santé pour tous?

L’assurance aléatoire

Réalisée sur la base d’une grande expérience menée dans l’Oregon, une récente étude laisse deviner la réponse à ces questions. Un consortium de chercheurs du MIT, de Harvard et de l’Etat de l’Oregon a analysé l’impact d’une expérience consistant à fournir de manière aléatoire une assurance Medicaid à des habitants pauvres de l’Oregon en 2008, dans le cadre d’une extension de la couverture sociale fournie par l’Etat.

Ils ont constaté que l’impact de Medicaid sur la santé, le bonheur et le bien-être général était immense et pouvait être obtenu à moindre coût: les personnes à faible revenu dont les noms ont été tirés au sort pour bénéficier de Medicaid ont recouru à davantage de traitements et de soins préventifs que ceux qui sont restés sans couverture. Après un an, les gagnants du tirage au sort se sont déclarés plus heureux, en meilleure santé et moins sous pression sur le plan financier.

Si la fourniture d’une assurance-santé a des effets positifs relativement évidents sur les finances et la santé des personnes couvertes, c’est loin d’être le cas concernant ses coûts et ses avantages. L’une des raisons souvent invoquées pour rendre la couverture sociale universelle est de dissuader les gens de se rendre aux urgences, dont les visites coûtent cher à la société, pour des problèmes de santé qui auraient pu être pris en charge par un médecin.

Une personne assurée aura également tendance à se faire soigner plus tôt qu’une personne non-assurée; ainsi, l’Etat n’aura pas à couvrir des frais de séjour d’hôpital qui auraient pu être évités par des soins préventifs (même si, encore une fois, rien ne le garantit). A l’autre extrême, étendre la couverture sociale peut comporter des coûts immenses s’il s’avère que les nouveaux assurés recourent à des procédures et des soins médicaux inutiles du fait qu’ils n’ont plus à payer.

Payer pousse-t-il à prendre moins de risques?

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