Les ateliers nationaux de la solidarité se sont déroulés à Lyon le 8 et 9 septembre 2011. Pour les collectivités et les représentants des usagers, le bilan des premiers mois d’exercice des agences régionales de santé est en demi-teinte.

 Dix huit mois après l’installation des agences régionales de santé (ARS), tout reste encore à faire. « Si l’élaboration du programme régional de santé a permis d’établir un diagnostic partagé sur les enjeux du sanitaire, et du médico-social, les méthodes de décision de l’ARS laisse craindre, sous la contrainte budgétaire, un traitement uniforme des territoires » soulignait lors de la séance inaugurale Bernard Fialaire, vice-président du conseil général du Rhône en charge de l’environnement et de la santé, lors des ateliers nationaux de la solidarité qui se sont déroulés à Lyon le 8 et 9 septembre 2011.

Schéma régionaux sectoriels – Parmi les missions des ARS, le décloisonnement du sanitaire et du médico-social constitue un des chantiers majeurs. « Mais au lieu de penser de manière transversale, le ministère impose encore l’élaboration de schéma régionaux sectoriels : un pour la prévention, un pour le sanitaire et un pour le médico-social. Par ailleurs, on continue à penser que l’hôpital est l’amont de la prise en charge et le médico-social l’aval. Or avec l’augmentation des maladies chroniques notamment, il y a aura nécessairement des allers-retours entre le médico-social et l’hospitalier », observe Eric Rumeau, directeur au conseil général de l’Isère, en charge de la santé et de l’autonomie.


Un sentiment partagé dans le Rhône notamment à propos de la psychiatrie, « le jeu du mistigri entre l’Etat et le conseil général risque de continuer longtemps. A partir du moment où le patient est stabilisé, quand relève-t-il du médico-social et non plus du sanitaire » s’interroge Bernard Fialaire.

Responsabilité des acteurs – Pour Bernadette Devictor, présidente de la conférence nationale de santé, « les patients sont en attente de service de santé, pas de schéma où les parcours de soin s’intègrent aux parcours de vie et non l’inverse ».
A l’agence régionale de santé de Rhône-Alpes, si l’on s’accorde sur la nécessité de décloisonner le sanitaire et le médico-social, on pose également la responsabilité des acteurs : « il faut qu’un changement des acteurs s’opère pour penser la recomposition de l’offre, notamment au regard de la loi de 2005 sur le handicap. Si la règle est la vie en milieu ordinaire, l’institution doit être en charge de gérer les cas les plus lourds et les phases aiguës. Les professionnels sont-ils suffisamment formés ? les associations ont-elles pris la mesure de ces changements ? » s’interroge Muriel Lejeune-Vidalenc, directrice Handicap et Grand âge à l’ARS Rhône-Alpes.

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