Près d’un infirmier salarié sur deux estime que ses conditions d’exercice ne lui permettent pas d’assurer une sécurité des soins optimale à ses patients, selon une enquête réalisée par l’Ordre national des infirmiers et publiée le 11 avril 2012.

Cette étude n’est pas un sondage mais une enquête sous forme de questions envoyées par mail aux infirmiers inscrits au tableau de l’Ordre. Au total, 21.244 professionnels sur 520.000 praticiens ont répondu.

Parmi les infirmiers salariés du public, 51% jugent « ne pas pouvoir assurer une sécurité des soins optimale à leurs patients au regard de leurs conditions d’exercice ». Ils sont 41% des salariés du privé.
L’étude relève que cette proportion est sensiblement identique qu’il s’agisse de jeunes diplômés (moins de deux ans, 54%), d’infirmiers expérimentés (- de 10 ans, 56%) ou très expérimentés (+ de 10 ans, 42%).
Par ailleurs, 42% des cadres de santé et 40% des directeurs de soins estiment ne pas pouvoir assurer cette sécurité des soins. En revanche seulement 18% des infirmiers libéraux le pensent.

Stress et manque de moyens agissent sur la qualité des soins
Les infirmiers citent comme principale raison à ce constat la surcharge de travail, le stress, l’épuisement et le manque de matériel ou de moyens adaptés. Les conditions de travail sont leur priorité quelle que soit la catégorie (hors directeurs de soins qui citent d’abord la qualité des soins). En deuxième position, ils citent la qualité et la sécurité des soins, puis la rémunération, les perspectives d’évolution de carrière et la sécurité de l’emploi.

Dans leur ensemble, ils jugent plutôt négativement les réformes engagées: si 55% sont satisfaits de l’accession au grade universitaire licence, plus de 30% jugent la réforme du contenu des études « ratée » et 30% estiment qu’elle est « satisfaisante mais à améliorer ». Entre 65% et 70% des infirmiers selon les catégories (hors directeurs de soins) ne sont pas favorables à la loi permettant un transfert de tâches médicales aux infirmiers sans reconnaissance financière, statutaire ou universitaire.

Plus de 80% d’entre eux estiment nécessaire de créer de nouvelles spécialités infirmières (masters) comme santé au travail, psychiatrie, néphro-dialyse et la quasi-totalité (95%) souhaite une reconnaissance de la pénibilité. Entre 75% (salariés du public) et 91% (cadres de santé) se prononcent pour le développement de la prescription infirmière.

Avec l’AFP

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