Alors que la moitié seulement des personnes à risque se sont fait vacciner contre la grippe l’an dernier, le GEIG rappelle l’importance de cibler ces groupes à risque en les vaccinant… de préférence avant le 15 décembre !

Ce 8 novembre, le groupe d’expertise et d’information sur la grippe (GEIG)* a souligné la nette baisse du taux de couverture vaccinale des personnes à risque, qui a été observée la saison dernière.

Ainsi, 50% des personnes à risque seulement se sont fait vacciner l’an dernier, un taux en baisse de 4 points par rapport à l’année précédente.

« Il y a une baisse considérable des taux de vaccination des moins de 65 ans atteints de BPCO », déplore le Pr Bruno Lina, président du Conseil scientifique du GEIG. De fait, 43% seulement des moins de 65 ans souffrant de BPCO ont été vaccinées, contre 68% la saison précédente.

Ces taux sont de 36% pour les personnes souffrant d’une ALD (contre 42%). Et de 21% pour les moins de 25 ans asthmatiques (chiffre stable : 23% la saison précédente).

« Chez les 65 ans et plus, pour qui la vaccination antigrippale est recommandée, les taux de vaccination ont chuté de près de 10% ces deux dernières années », poursuit Bruno Lina.

« Depuis l’an dernier, les médecins généralistes peuvent édicter des bons de vaccination pour les personnes à risque qui n’ont pas été identifiées par le CNAM, notamment pour les deux catégories de patients qu’il importe de vacciner : les femmes enceintes et les personnes souffrant d’obésité massive (IMC > 40 kg/cm2) », ajoute Bruno Lina.

Ces deux groupes à risque s’ajoutent, en effet, aux autres catégories à risque : personnes de plus de 65 ans, personnes atteintes de pathologies chroniques respiratoires, cardiaques, rénales, hépatiques, sanguines ou métaboliques (diabète), patients immunodéprimés toutes causes confondues.

Une étude récente le confirme (Gurfinkel E. et al, Circulation 2012) : « chez les patients atteints de pathologie cardiaque chronique, la vaccination antigrippale réduit de moitié le risque d’infarctus du myocarde ou d’AVC et de 40% le risque de décès toutes causes confondues », insiste Bruno Lina.

Le virologue rappelle qu’il existe « une fenêtre de tir » pour la vaccination antigrippale. « Cette fenêtre s’étend officiellement du 28 septembre 2012 au 31 janvier 2013 pour la CNAM. Mais en pratique, la vaccination avant la mi-décembre est préférable ».

« Il est donc inutile d’attendre ! ». Cela, d’autant que « contrairement à une idée fausse, une vaccination contre la grippe confère un taux d’anticorps protecteurs durant plus de 7 mois. Une vaccination pratiquée en octobre protège ainsi jusqu’au mois d’avril suivant, quand la période épidémique est finie », explique le virologue.

Quant à la couverture vaccinale des médecins généralistes, elle est de 65% environ. Ils restent ainsi les « bons élèves » parmi l’ensemble des professionnels de santé. Car durant la saison 2011-2012, 25% seulement de l’ensemble des professionnels de santé ont été vaccinés, soit 7% de moins que durant l’hiver 2009/2010. C’est ce que montre le baromètre Kantar Health hiver 2011-2012 pour le GEIG.

* Le GEIG est une association dédiée à la lutte contre la grippe. Elle est financée par les laboratoires commercialisant en France des vaccins antigrippaux, mais ses membres ne sont pas rémunérés.

Florence ROSIER

Source: Impact-sante.fr

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